Salzburger Tageblatt - Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"

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Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"
Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation" / Photo: Dimitar DILKOFF - AFP/Archives

Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"

Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal a défendu mercredi un "virage libéral", jusqu'à réduire à quelques dizaines de pages le Code du travail, doublé d'une planification de l'économie à la "De Gaulle" pour financer l'innovation et en premier lieu l'IA.

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"Je propose une méthode : libérer et planifier" pour "construire un capitalisme de l'innovation", a avancé l'ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron et candidat à l'élection présidentielle, lors d'une conférence de presse dédiée à son programme économique.

D'un côté, Gabriel Attal, conscient que "la simplification" a été "une des promesses les plus déçues des deux quinquennats" d'Emmanuel Macron, entend, s'il est élu, supprimer un quart de la "charge administrative des entreprises" et faire voter dès l'été une loi de stabilité fiscale et normative pour dix ans.

Surtout, il veut remplacer le Code du travail par une "Constitution du travail" qui se contenterait de fixer de grands principes, le reste serait renvoyé à la négociation dans les branches et les entreprises.

Par ailleurs, "libérer ne suffit pas, il faut aussi, comme le général de Gaulle l'a fait en son temps, assumer une véritable planification dans les secteurs stratégiques", a-t-il poursuivi.

Et avant tout l'IA et l'informatique quantique, pour lesquelles Gabriel Attal voudrait 200 milliards d'euros d'investissements d'ici 2040, à parité entre fonds publics et privés.

D'autres filières sont visées, comme les biotechnologies, l'énergie, le spatial et la défense.

Outre ces financements souhaités, Gabriel Attal espère aider les entreprises non plus par "une logique de subvention", mais par une "logique de contrat", via la commande publique.

Il cite notamment l'exemple de SpaceX, qui ne serait "jamais devenu SpaceX sans les commandes de la NASA".

Faute de maîtriser l'innovation, le risque est selon lui que "les générations à venir n'aient plus que le choix de travailler dans des secteurs qui consisteront à accueillir des touristes américains et chinois."

Le candidat se fixe pour objectif d'approcher en dix ans le rythme de croissance des Etats-Unis lors de la dernière décennie, soit 2,4% par an contre 1,2% en France, selon les chiffres cités par le candidat.

Gabriel Attal est en perte de vitesse dans les sondages, tout comme le candidat Horizons Edouard Philippe, qui n'arriveraient chacun qu'en troisième position s'ils étaient le seul candidat du bloc central, selon un sondage de l'institut Cluster 17 publié lundi.

V.Koch--SbgTB