Salzburger Tageblatt - Dès son démarrage commercial, le Cybercab de Tesla sous la loupe du régulateur américain

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Dès son démarrage commercial, le Cybercab de Tesla sous la loupe du régulateur américain
Dès son démarrage commercial, le Cybercab de Tesla sous la loupe du régulateur américain / Photo: RONALDO SCHEMIDT - AFP

Dès son démarrage commercial, le Cybercab de Tesla sous la loupe du régulateur américain

L'agence fédérale de sécurité routière (NHTSA) a ouvert une enquête au premier jour du lancement commercial du Cybercab, véhicule électrique sans volant ni pédales du constructeur américain Tesla, destiné à des services de taxi sans chauffeur.

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Cet audit vise à déterminer "le processus et les données techniques sur lesquels Tesla s'est basé pour certifier le Cybercab et les problèmes inhérents", selon un avis publié vendredi sur le site internet du régulateur.

La réglementation fédérale impose actuellement la présence d'un volant et de pédales pour toute exploitation commerciale, sauf exemption comme celle obtenue par Zoox (Amazon) fin juillet. Mais une source proche du dossier indiquait mercredi à l'AFP que Tesla n'en avait pas demandé.

"Le 3 septembre 2026, Tesla a commencé le déploiement commercial d'un petit nombre de véhicules Cybercab à Austin, Texas", a constaté la NHTSA.

Vers 15H05 GMT, l'action Tesla chutait de 5,81% à la Bourse de New York.

Elle a indiqué que le spécialiste des véhicules électriques avait "notifié l'Agence avoir certifié lui-même que ces véhicules Cybercab étaient conformes à toutes les normes fédérales de sécurité des véhicules à moteur (FMVSS)", et avoir l'intention "d'étendre graduellement le déploiement commercial (...) pour inclure davantage de véhicules et d'implantations".

Dans un communiqué de presse, l'Agence a ensuite précisé que "lorsque des véhicules auto-certifiés ne semblent pas respecter (les normes fédérales, elle) mène une enquête".

Elle a expliqué mener depuis un an un examen approfondi de la réglementation pour tenir compte des innovations technologiques et "remanier les standards", notamment concernant les pédales de frein, les essuie-glaces, les éclairages ou encore les rétroviseurs.

"Cependant, jusqu'à ce que ce travail soit achevé, les normes existantes restent en vigueur", a-t-elle prévenu, estimant la flotte actuelle de Cybercab à un millier d'exemplaires.

- Sécurité de l'autonomie -

La NHTSA "soutient vigoureusement un développement et un déploiement sécurisés des véhicules autonomes", a assuré Jonathan Morrison, administrateur de l'Agence, cité dans le communiqué, plaidant pour une "approche équilibrée entre l'innovation et la supervision sécuritaire".

D'après FSD Database, qui compile les données de l'agence chargée des véhicules à moteur (DMV) du Texas, Tesla avait enregistré jeudi matin 314 robotaxis, dont 45 Cybercabs.

Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux pullulaient de signalements d'exemplaires dans les rues ou stationnés par dizaines sur des parkings, laissant présager une entrée en exploitation imminente.

Tesla avait organisé jeudi soir un événement privé, avec des invités triés sur le volet et non retransmis en direct sur internet contrairement à ses habitudes, pour annoncer le lancement du service commercial du Cybercab.

Il opère dans un périmètre à ce stade très limité d'Austin, où se trouve le siège de Tesla.

Ce véhicule à la silhouette d'un coupé et à la carrosserie dorée avait été dévoilé pour la première fois, en grande pompe dans un studio de Hollywood, en octobre 2024.

Mais, le Cybercab n'étant pas encore finalisé, Tesla utilisait ses SUV grand public Model Y équipés du logiciel de conduite autonome pour offrir des services de robotaxi depuis juin 2025.

Ces derniers avaient commencé à Austin, déjà avec un périmètre restreint et des clients sélectionnés.

La zone géographique a été progressivement élargie et le service ouvert au grand public, puis étendu à d'autres villes américaines (Orlando, Tampa, Miami, Dallas, Houston, San Francisco).

A Austin, les clients pourront désormais choisir à la commande via l'application entre un Cybercab (deux personnes maximum) et un Model Y (quatre personnes).

Elon Musk, patron de Tesla, avait vanté jeudi sur X les mérites de la nouvelle voiture, "tout simplement un salon confortable sur roues avec une super télé et un son formidable".

Sawyer Merritt, fan de la marque et influenceur, a affirmé vendredi matin sur le même réseau social qu'une même course en Cybercab lui coûtait 9,65 dollars, contre 21 dollars (y compris pourboire, incontournable aux Etats-Unis) avec Uber et 16,99 dollars en robotaxi Model Y.

D.Brunner--SbgTB