Manifestation à Paris : 142 interpellations dont 126 gardes à vue, annonce la préfecture de police
Au total, 142 personnes ont été interpellées, dont 126 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé dimanche la porte-parole de la préfecture de police.
"Cette manifestation s'est déroulée hier avec un nombre de manifestants équivalent à celui de la semaine passée, en revanche dans des conditions de sécurité (...) diamétralement opposées", a précisé Hélène Denéchère sur France Inter.
"Le dispositif" de sécurité mis en place "permettait justement de protéger au maximum les commerces", a-t-elle poursuivi.
"Malheureusement, un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l'action rapide des forces de l'ordre - il s'agissait d'une concession automobile -, a permis de protéger et d'empêcher les individus de pénétrer dans cette concession", a indiqué Hélène Denéchère, rappelant la présence de "500 casseurs" en fin du cortège porte de Vincennes.
"Les cortèges se sont bien passés" en France, avait estimé samedi soir le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, faisant état néanmoins de "très nombreuses" exactions et de près d'un millier d'interpellations.
Des heurts ont éclaté dans plusieurs villes, dont Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse et Tours entre autres, entre des manifestants et les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.
A Paris, "toute la manifestation s'est fort bien déroulée", a considéré Hélène Denéchère, et la "dispersion se passait très bien". Mais quelque "500 casseurs en fin de cortège (...) ont cherché à attaquer les forces de l'ordre et à s'en prendre également aux biens, aux alentours du cortège", a-t-elle souligné.
Samedi 17 octobre, la manifestation contre "la vie chère" avait viré au chaos à Paris avec des cortèges sauvages et 450 commerces dégradés au cours du week-end dans la capitale, dont 228 pillés, selon les chiffres de la mairie de Paris.
"L'afflux de personnes qui souhaitaient en découdre, leur nombre et leur violence, a été mal estimé le 17 octobre", a reconnu la porte-parole de la préfecture de police.
Un "travail a été réalisé pour anticiper ce risque à la fois de la présence de casseurs dans la manifestation, mais également de la venue, de l'afflux d'individus qui voulaient profiter pour piller" et le dispositif de sécurité mis en place avait pour "objectif à la fois de sécuriser cette manifestation et de dissuader, d'entraver la venue de casseurs", a-t-elle expliqué.
Au total, 70.000 policiers et gendarmes ont été déployés sur tout le territoire samedi, soit 20% de plus que les effectifs du samedi 17 octobre.
M.Langthaler--SbgTB